L’Economie Au Temps de La Banque Ottomane

Traversée du pont de Galata, puis, depuis le port de Karakoy, nous irons voir le deuxième plus vieux métro du monde construit par les Français à la fin du dix neuvième siècle. Ici nous entrons dans la ville levantine, et dans le monde architectural du XIXe siècle. Dans ces rues chargées d’histoire nous découvrirons les œuvres de l’architecte impérial Alexandre Vallaury, qui a marqué son temps  avec l’architecture civile d’Istanbul, Union Française, Péra PalaceVilla DécugisBanque de Change et de ValeursPâtisseries Lebon et Markiz, et la Banque Ottomane, que nous visiterons.banque ottomane.

Installée dans un magnifique batiment du 19é, la banque ottomane fondée pas les français et les Anglais  a accompagné l’empire ottoman comme la république turque dans ses investissements et relations économiques internationales.

On visite les coffres – gigantesques –  à l’intérieur desquels on peut passer des heures à lire les archives – en Français – de la banque. A l’époque,  les échanges de correspondances entre la direction ou les employés, et les clients, se faisait exclusivement en français, langue principale de commerce du temps de l’Empire ottoman.

Candidatures pour des stages ou des emplois, rapports de supérieurs hiérarchiques sur les salariés, demandes de congé, compte rendus de réunions… une mine d’informations qui nous éclaire sur la période transitoire entre la fin de l’empire et la république.

Une partie du bâtiment est aujourd’hui occupé par la Garanti Bankasi, et les étages supérieurs sont consacrés à la culture entre salle de cinéma, espace pour concerts et bibliothèque. En Turquie, le sponsoring des banques en matière d’art et de culture fait partie de leur activité.

C’est ensuite en empruntant les célèbres escaliers Camondo (référence architecturale universelle), que nous remonterons jusqu’au quartier de Péra, témoin de l’âge d’or d’Istanbul où l’on verra en autres, le premier immeuble de style art nouveau construit à Istanbul en 1900 par l’architecte Raimondo d’Aronco. Il s’agit de la maison Botter du nom de son premier propriétaire, chef tailleur de la cour du sultan Abdül Hamit II

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